Le choix d’un maillot de vélo ne se limite ni à la couleur ni au dessin des poches. Entre une coupe proche du corps et un jersey vélo plus ample, la différence se ressent dès les premiers kilomètres : circulation de l’air, stabilité du textile, liberté aux épaules, accès aux ravitaillements et protection face au soleil ou au vent. Un maillot cycliste trop grand peut flotter, retenir l’humidité et fatiguer à haute vitesse ; un modèle trop serré peut au contraire gêner la respiration, tirer sur les épaules ou comprimer les poches.
La bonne décision dépend avant tout de la pratique, de la position sur le vélo et de la saison. Un cycliste de route qui roule vite n’a pas les mêmes exigences qu’un pratiquant d’enduro, de bikepacking ou de vélotaf. Pour illustrer cette logique, prenons le cas de Marc, cycliste régulier : son maillot vélo homme ajusté est efficace pour ses sorties de route sportives, mais un maillot VTT ample devient nettement plus pertinent lorsqu’il passe une journée entière sur les sentiers avec un sac d’hydratation. La coupe idéale est celle qui reste fonctionnelle en mouvement, pas celle qui semble parfaite devant un miroir.
Une coupe Race ou Pro Fit favorise l’aérodynamisme et la stabilité à allure élevée. Le Slim Fit constitue un compromis sportif pour la route, le gravel rapide et les longues distances. Le Regular Fit privilégie la polyvalence, tandis que le Baggy Fit est adapté au VTT engagé, au voyage et aux usages décontractés. La matière, les manches, le zip, les poches et la visibilité complètent le choix selon la météo et la discipline.
Maillot vélo ajusté ou ample : comprendre ce que change réellement la coupe
Le terme « fit » désigne la manière dont un vêtement épouse le corps. Sur un maillot de vélo, il ne s’agit pas d’un simple choix esthétique. Le patronage est pensé pour la posture penchée du cycliste : bras tendus vers le cintre, dos arrondi, épaules avancées et hanches fléchies. Un maillot vélo ajusté correctement dimensionné peut sembler court à l’arrêt, puis couvrir parfaitement le bas du dos une fois en position de pédalage.
À l’inverse, une coupe ample répartit davantage de volume au torse, aux manches et souvent au dos. Elle facilite les grands mouvements, notamment lorsque le pilote recule derrière la selle dans une descente technique. Cette aisance est précieuse en VTT, mais elle expose davantage le textile au vent sur route. À 30 km/h, un tissu qui flotte n’est pas anodin : il crée des vibrations, du bruit et une sensation de freinage qui devient sensible sur les sorties longues.
Les quatre familles de coupes pour un maillot cycliste
| Coupe | Comportement sur le vélo | Pratique adaptée | Point de vigilance |
|---|---|---|---|
| 🏁 Race / Pro Fit | Très près du corps, sans plis | Route rapide, compétition, entraînement intense | Choisir la taille selon le guide précis de la marque |
| ⚡ Slim Fit | Sportif, avec une marge de confort | Route, gravel dynamique, endurance | Vérifier la longueur des manches et du buste |
| 🚲 Regular Fit | Polyvalent et peu contraignant | Cyclotourisme, sorties loisirs, VTT tranquille | Éviter un excédent de tissu au vent |
| 🌲 Baggy Fit | Large et mobile, prévu pour l’action | Trail, enduro, descente, bikepacking | Moins efficace contre la traînée aérodynamique |
La morphologie intervient, mais ne doit pas devenir un piège. Une personne au buste large peut très bien porter une coupe sportive si le panneau thoracique est extensible et si les manches ne coupent pas la circulation. De la même façon, un cycliste mince ne doit pas forcément choisir la taille la plus petite : un maillot trop tendu perd sa capacité à évacuer correctement l’humidité et sollicite excessivement les coutures.
La taille du cadre et la position influencent aussi la sensation de vêtement. Un vélo plus allongé impose une posture plus basculée vers l’avant et peut nécessiter un dos plus long. Les repères utiles pour choisir une monture cohérente sont détaillés dans ce guide sur la taille de vélo pour une personne de 1 m 75. Le bon maillot suit la posture réelle de pédalage et ne se juge jamais uniquement debout.

Coupe Race et Pro Fit : quand le maillot vélo ajusté devient un outil de performance
La coupe Race, parfois appelée Pro Fit ou Aero Fit, vise un objectif clair : réduire les plis et stabiliser le tissu dans le flux d’air. Elle utilise des panneaux très près du corps, des manches longues souvent terminées sans ourlet épais, un dos préformé et des matières extensibles. Ce type de maillot de vélo est conçu autour de la position sur le cintre, non autour de la marche ou de la pause café.
Sur une sortie rapide, les bénéfices sont concrets. Le textile ne claque pas au vent, les poches restent plaquées contre les reins et la sueur est rapidement transférée vers l’extérieur du tissu. Une coupe très technique s’associe fréquemment à une maille fine sur le torse et à un panneau plus dense dans le dos, afin de supporter le poids des objets emportés.
Les signes d’un ajustement Race réussi
- 🏁 Les manches couvrent le haut du bras sans former de bourrelet.
- 💨 Le torse reste lisse lorsque les mains sont placées sur les cocottes.
- 🎒 Les trois poches arrière ne basculent pas vers le bas une fois chargées.
- 🔒 Le zip frontal se ferme sans créer de vague excessive sur l’abdomen.
- 🚴 Le bas du dos reste couvert en position basse sur le vélo.
Marc utilise cette coupe pour les entraînements soutenus, les cyclosportives et les sorties où l’allure reste élevée. Durant l’essayage, le vêtement semble volontairement exigeant. En roulant, le patronage se détend dans les zones prévues, particulièrement entre les omoplates et au niveau des bras. Cette différence explique pourquoi un maillot Race ne doit pas être choisi une taille au-dessus par réflexe : il deviendrait instable et perdrait justement son intérêt aérodynamique.
Cette option n’est toutefois pas universelle. Une fermeture complète facilite l’enfilage et permet d’ouvrir largement le torse lors d’une ascension chaude. Mais sur un maillot très près du corps, il faut privilégier un zip fluide, avec un curseur facile à manipuler d’une main. Les modèles les plus orientés compétition réduisent parfois le nombre de poches ou leur volume pour conserver une ligne épurée.
Un cycliste qui transporte une veste, des outils, plusieurs barres et un téléphone imposant gagnera à vérifier la tenue du dos chargé. La recherche de vitesse ne doit pas conduire à surcharger un jersey ultraléger. La coupe Race est performante lorsqu’elle disparaît presque en roulant, sans jamais limiter l’amplitude respiratoire.
Slim Fit et Regular Fit : choisir un maillot de vélo polyvalent pour la route et le gravel
Entre le maillot ultra-ajusté et le vêtement relâché, le Slim Fit constitue souvent la solution la plus équilibrée. Il conserve une silhouette sportive, limite la prise au vent et stabilise les poches, mais laisse davantage de latitude au niveau du ventre, du thorax et des épaules. Cette coupe convient aux cyclistes qui alternent sorties d’entraînement, longues randonnées et trajets mixtes route-gravel.
Le Regular Fit pousse plus loin cette logique de confort. Le textile reste pensé pour le vélo, avec un dos allongé et des poches arrière, mais la sensation est moins compressive. C’est une coupe particulièrement pertinente pour débuter, pour rouler à intensité modérée ou pour passer de nombreuses heures en selle sans rechercher une position agressive.
Faire la différence entre confort utile et excès de volume
Un maillot de vélo confortable ne doit pas forcément être large. Le bon test consiste à se pencher en avant, bras levés comme sur un cintre. Si le col étrangle, que les épaules tirent ou que les manches remontent, le modèle est trop petit ou mal adapté au gabarit. Si le ventre forme une poche d’air et que les poches arrière battent sur les bosses, il est trop grand.
Sur une randonnée de 120 kilomètres, Marc préfère un Slim Fit à un Pro Fit. Il peut y glisser un coupe-vent léger, deux bidons d’appoint souples et de la nourriture sans sentir le dos tirer. Pour une sortie familiale ou une voie verte, son choix bascule vers un Regular Fit, plus simple à vivre lors des arrêts et moins codifié dans son allure.
Quelle coupe de maillot est faite pour vous ?
Réglez votre sortie : le comparateur classe les coupes Race Fit, Slim Fit, Regular Fit et Baggy Fit selon vos priorités.
Votre meilleur choix : Slim Fit
Un bon compromis entre efficacité sur route, confort et rangements pour vos sorties.
| Coupe | Compatibilité | Aérodynamisme | Liberté | Rangements | Idéale pour |
|---|
Race Fit pour la performance ; Slim Fit pour rouler vite avec davantage de polyvalence.
Le Slim Fit équilibre maintien et confort. Le Regular Fit convient aux longues explorations.
Le Baggy Fit libère les mouvements et se superpose facilement aux protections.
Le Regular Fit privilégie l’aisance et le confort sur plusieurs heures ou plusieurs jours.
Conseil : vérifiez toujours le guide des tailles de la marque. Une coupe ajustée doit suivre le corps sans comprimer la respiration ni tirer aux épaules.
Le gravel illustre bien la frontière entre ces deux coupes. Pour un itinéraire rapide sur pistes roulantes, un Slim Fit évite que le maillot ne se gonfle dans les portions exposées. Pour une sortie exploratoire avec pauses fréquentes, appareil photo et sacoche de cadre, un Regular Fit est souvent plus agréable. La qualité du tissu compte autant que l’ampleur : une maille souple, dense et respirante peut procurer une vraie sensation de liberté sans avoir besoin de surdimensionner le vêtement.
Un maillot cycliste est aussi une couche extérieure. Il doit donc rester compatible avec les autres éléments sans transformer le haut du corps en empilement rigide. Pour les périodes froides, le choix d’une couche thermique proche de la peau relève d’un équipement distinct, comme l’explique ce dossier sur le sous-maillot thermique vélo. Le Slim Fit privilégie le rendement polyvalent ; le Regular Fit privilégie la facilité d’usage au quotidien.
Maillot VTT ample ou Baggy Fit : liberté de mouvement, résistance et protection
Le maillot VTT ample répond à une autre logique que le maillot de route. En trail, en enduro ou en descente, le cycliste se déplace constamment sur le vélo : il pousse le guidon, abaisse les coudes, recule le bassin, absorbe les compressions et tourne les épaules. Un jersey vélo Baggy Fit laisse le volume nécessaire à ces gestes sans tirer sur le dos ou sous les aisselles.
Cette coupe est aussi pensée pour cohabiter avec un sac d’hydratation et, dans les usages engagés, avec des protections de coudes ou dorsales légères. Le tissu est généralement plus épais qu’un maillot de route. Il doit mieux résister au frottement des branches, aux projections et aux contacts occasionnels avec le sol. Cette robustesse se paie par une évacuation thermique parfois moins rapide, d’où l’intérêt de panneaux perforés ou de zones en mesh sous les bras.
Pourquoi l’ampleur doit rester maîtrisée sur les sentiers
Un vêtement trop large risque de s’accrocher à la selle, à une poignée de sac ou à la végétation. Il peut aussi gêner la lecture du terrain lorsque le bas du maillot pend très bas devant les cuisses. Le bon maillot VTT offre de l’espace, mais suit suffisamment le corps pour rester discret dans l’action.
En été, un jersey à manches courtes ou trois-quarts combine ventilation et protection légère contre les branches. Les manches longues prennent tout leur sens lorsque les sentiers sont étroits, frais ou abrasifs. Elles ne remplacent pas une protection dédiée, mais elles limitent les éraflures superficielles et l’exposition directe au soleil.
Pour le bikepacking, l’ampleur facilite aussi la superposition d’une veste légère et réduit la sensation de contrainte pendant les journées entières sur la selle. Néanmoins, sur une longue liaison asphaltée vent de face, un maillot extrêmement large devient énergivore. Certains pratiquants choisissent alors un Regular Fit robuste, à mi-chemin entre maillot de route et vêtement de montagne.
La discipline apporte donc une réponse plus précise que l’étiquette « VTT ». Un cross-country rapide peut justifier un Slim Fit, tandis qu’un enduro technique demande une construction plus libre et plus résistante. En montagne, l’efficacité d’un maillot ample se mesure à la mobilité qu’il autorise sans devenir un obstacle.

Matières et respirabilité : sélectionner le bon tissu pour un maillot cycliste
La respirabilité d’un maillot de vélo dépend de la fibre, du tricotage et de la construction des panneaux. Le polyester technique domine, car il absorbe peu l’eau et transfère rapidement la transpiration vers la surface externe, où elle peut s’évaporer. L’élasthanne apporte l’extensibilité indispensable aux coupes ajustées, tandis que certaines mailles plus ouvertes sont placées sous les aisselles, dans le dos ou le long des flancs.
Une matière légère n’est pas systématiquement la plus fraîche. Si elle est trop fine ou trop transparente, elle peut coller à la peau dès que l’effort s’intensifie. À l’inverse, une maille légèrement structurée crée de micro-canaux d’air et garde un mince espace entre le tissu et le corps. C’est ce volume maîtrisé qui favorise l’évacuation de l’humidité.
Adapter le textile à l’intensité et à la météo
- ☀️ Par forte chaleur, privilégier une maille claire, fine et très ventilée, avec un zip intégral.
- 🌬️ Par temps variable, choisir un tissu légèrement plus dense, qui ne devient pas glacé après une descente.
- 🌧️ Sous une humidité modérée, rechercher un maillot qui sèche vite plutôt qu’un textile lourdement imperméabilisé.
- 🌲 En VTT, préférer une étoffe résistante avec des zones de ventilation ciblées.
- 🌙 Pour les sorties tardives, associer respirabilité et éléments réfléchissants bien placés.
La saison modifie directement le niveau de protection recherché. Un maillot d’été est avant tout une couche extérieure respirante ; son travail consiste à gérer l’effort et le rayonnement solaire. À la mi-saison, des manches longues légères ou des panneaux plus denses sur l’avant peuvent limiter le refroidissement sans provoquer de surchauffe. Lors d’une sortie où la température varie fortement, le zip devient un régulateur thermique essentiel.
Il convient de distinguer la fonction du maillot principal de celle des vêtements portés dessous. Le haut extérieur organise la ventilation, les poches et la visibilité ; les couches basales répondent à d’autres besoins de gestion thermique. Cette séparation évite d’acheter un jersey trop large dans le seul but de compenser une mauvaise superposition.
Un test simple consiste à humecter légèrement le tissu et à l’étirer devant une source de lumière. Une maille ventilée laisse circuler l’air, mais doit conserver assez de tenue pour ne pas se déformer sous le poids des poches. Le meilleur tissu n’est pas le plus fin : c’est celui qui reste sec, stable et confortable au niveau d’effort réellement pratiqué.
Manches, zip et poches : les détails qui transforment un maillot de vélo
Les composants d’un maillot cycliste influencent autant l’usage que la coupe elle-même. Les manches longues de type aérodynamique, terminées par une bande siliconée ou une découpe nette, améliorent la stabilité et protègent mieux du soleil. Les manches plus courtes et souples conviennent à une pratique décontractée, mais peuvent remonter si leur maintien est insuffisant.
Le zip intégral est un élément particulièrement utile. Totalement fermé, il protège le buste du vent relatif ; entrouvert, il augmente immédiatement la ventilation en montée. Un zip sur toute la longueur simplifie également l’enfilage d’un maillot ajusté après une sortie chaude, lorsque la peau est humide. Les demi-zips gardent leur intérêt sur des jerseys VTT ou loisirs, où l’aérodynamisme et la modularité comptent moins.
Évaluer les poches avec une charge réaliste
Trois poches arrière constituent la référence sur un maillot de route. Elles doivent être assez profondes pour accueillir un téléphone, un encas et une petite couche compacte, tout en restant accessibles. Une quatrième poche zippée est utile pour les clés, une carte bancaire ou un document d’identité. Sur les modèles destinés au gravel, les poches latérales supplémentaires augmentent la capacité, mais ne doivent pas déséquilibrer le vêtement.
Marc effectue toujours un essai chargé avant de valider son choix : téléphone dans une poche latérale, mini-outil et chambre à air dans la poche centrale, alimentation dans les deux autres. Il se penche ensuite comme sur son vélo. Si le col remonte ou si l’élastique lombaire roule, le maillot ne possède pas le maintien nécessaire.
Les jerseys Baggy Fit reposent souvent sur une poche zippée discrète, placée sur le flanc ou au bas du dos. Cette solution évite d’alourdir le vêtement quand le sac d’hydratation transporte déjà l’essentiel. En revanche, elle ne remplace pas l’organisation offerte par trois poches de route lors d’une longue autonomie.
Les coutures méritent la même attention. Elles doivent rester plates dans les zones de contact, notamment sous les bretelles d’un sac. Le bas du maillot doit inclure une bande antidérapante efficace, sans exercer une pression désagréable sur l’abdomen. Un zip fiable et des poches stables transforment un bon textile en équipement réellement pratique.
Visibilité et protection saisonnière : un maillot vélo qui reste lisible sur la route
La visibilité n’est pas réservée aux vêtements fluorescents. Un maillot de vélo peut améliorer la détection du cycliste grâce à une couleur contrastée, des logos réfléchissants, des bandes placées dans le dos ou sur les manches, et des éléments visibles en mouvement. Les couleurs vives sont efficaces le jour, tandis que les détails rétroréfléchissants révèlent leur intérêt sous l’éclairage des phares.
Un maillot noir reste esthétique et polyvalent, mais il doit idéalement être complété par des détails réfléchissants bien répartis et un éclairage actif. Sur route humide ou dans les sous-bois, les contrastes diminuent fortement. Un panneau clair sur le haut du dos ou les épaules est souvent plus visible qu’un discret marquage proche de la taille, caché par une sacoche ou par la position penchée.
Choisir selon les conditions rencontrées pendant la sortie
En été, la protection recherchée vise surtout les UV et le risque de surchauffe. Des manches couvrantes très légères peuvent être pertinentes pour les longues sorties exposées, à condition que la ventilation soit suffisante. Le tissu doit aussi rester opaque malgré l’humidité, un point important avec les coloris clairs.
À la mi-saison, un maillot à manches longues légèrement isolant permet de prolonger les sorties sans passer immédiatement à une veste plus lourde. Il convient particulièrement aux séances actives, car le textile accompagne l’effort. En revanche, la pluie persistante et le froid marqué exigent une couche extérieure dédiée : un maillot n’a pas vocation à assurer seul une étanchéité complète.
Pour le cyclocross, où l’intensité élevée alterne avec des sections lentes, des portages et de la boue, le compromis est spécifique. Le vêtement doit rester ajusté pour ne pas accrocher lors des passages à pied, respirant pour évacuer les montées en température, et suffisamment robuste pour supporter les lavages fréquents. Les principes de discipline et d’équipement sont développés dans ce guide consacré à l’équipement vélo pour le cyclocross.
Enfin, la visibilité ne doit pas dégrader le confort. Un grand imprimé plastique peut limiter la respiration du tissu s’il occupe une zone centrale trop importante. Les meilleurs dispositifs sont intégrés à la construction sans rigidifier le panneau dorsal. Un maillot protecteur est d’abord celui qui aide à rester visible et thermiquement stable dans les conditions réellement rencontrées.
Quelle taille de maillot vélo homme ou femme choisir selon sa morphologie
Les appellations maillot vélo homme et maillot vélo femme indiquent souvent des patrons distincts, notamment au niveau des épaules, de la poitrine, de la taille et de la longueur de buste. Elles donnent un repère utile, mais le facteur décisif reste la correspondance entre les mensurations, la coupe annoncée et les sensations sur le vélo. Les tableaux de tailles diffèrent fortement d’une marque à l’autre : un M dans une gamme Race peut être plus étroit qu’un S dans une gamme Regular.
La méthode la plus fiable consiste à relever le tour de poitrine, le tour de taille et, lorsque le fabricant le demande, le tour de hanches. Ces données doivent être comparées au guide du modèle précis. Il est risqué de se fier uniquement à une taille habituelle de vêtement de ville, car un maillot cycliste est préformé et ses matières réagissent différemment à l’étirement.
Contrôle rapide avant de conserver un maillot
- 📏 Fermer le zip sans retenir sa respiration ni rentrer excessivement le ventre.
- 🚲 Adopter la position de pédalage pendant une minute, bras projetés vers l’avant.
- 🎒 Charger les poches avec des objets légers mais réalistes.
- 🙆 Vérifier que les épaules tournent librement et que les manches ne compriment pas.
- 🔎 Contrôler que la bande basse ne remonte pas et que le dos reste couvert.
Un modèle bien ajusté ne crée ni douleur ni tension localisée. Une légère compression est normale sur une coupe Race, mais des marques persistantes sur la peau, une fermeture qui ondule fortement ou une gêne à l’inspiration indiquent que la taille ou le patronage ne convient pas. Le confort doit être évalué après quelques mouvements répétés, pas seulement lors d’un essayage immobile.
Pour les personnes entre deux tailles, le choix dépend du fit recherché. Sur un Slim ou un Regular Fit, la taille supérieure peut être pertinente si l’objectif est le confort, le cyclotourisme ou le port d’une couche légère. Sur un Race Fit, la taille inférieure ne doit être retenue que si les mesures correspondent au guide et que le maillot reste parfaitement respirable.
Les différences entre catalogues rendent la lecture des termes indispensable. Une gamme « endurance », « perfect », « trim » ou « regular » décrit généralement un degré d’aisance supérieur aux lignes « race », « aero », « ultrafit » ou « skin ». La bonne taille est celle qui maintient le maillot en place pendant l’effort, sans transformer le vêtement en contrainte.
Route, VTT, voyage et ville : associer la coupe de maillot à sa façon de rouler
La route récompense les maillots près du corps lorsque les sorties sont rapides et que le vent devient un facteur constant. Un Race Fit est cohérent pour un cycliste qui roule en groupe, cherche la performance ou adopte fréquemment une position basse. Un Slim Fit répond mieux aux longues distances, car il conserve une grande partie de cette stabilité tout en autorisant davantage de souplesse.
Le VTT appelle une lecture plus fine. En cross-country, un maillot cycliste technique et assez ajusté évite les flottements sur les portions rapides. En trail, en enduro et en descente, un jersey ample devient logique grâce à sa résistance et à sa liberté de mouvement. Le choix n’oppose donc pas deux styles vestimentaires : il répond aux contraintes mécaniques de chaque terrain.
Cas pratiques pour choisir sans se tromper
Pour un trajet domicile-travail, un Regular Fit avec éléments visibles, zip complet et poche sécurisée reste une option efficace. Il offre une apparence moins sportive qu’un maillot de compétition tout en gardant les avantages essentiels du vêtement cycliste. Pour un voyage à vélo, un Baggy Fit léger ou un Regular Fit robuste supporte mieux les pauses, les sacs et les changements de posture.
Sur une randonnée sportive de plusieurs jours, l’idéal est souvent un Slim Fit à séchage rapide, capable d’accueillir des poches chargées et de rester présentable après plusieurs heures. Marc choisit ce type de maillot sur les étapes mixtes, puis bascule vers un modèle plus ample lors des journées de sentiers et de portage. Cette alternance évite de demander au même équipement de remplir des missions opposées.
La décision finale peut se résumer à une question concrète : à quoi ressemble la sortie la plus fréquente ? Si elle comprend du rythme, du dénivelé sur route et peu de portage, une coupe sportive s’impose. Si elle mêle chemins, arrêts, sac à dos, photos et mouvements amples, la marge de confort devient prioritaire.
Le maillot de vélo le plus pertinent est rarement le plus extrême. Il doit soutenir une pratique régulière, résister à l’usage et donner envie de repartir. Choisir la coupe selon le terrain et la posture permet d’obtenir un vêtement utile, durable et agréable dès les premiers kilomètres.
Un maillot vélo ajusté doit-il être inconfortable à l’essayage ?
Non. Une coupe Race peut sembler très proche du corps debout, mais elle ne doit ni comprimer la respiration, ni tirer aux épaules, ni provoquer de douleur. Le test décisif se fait en position de pédalage.
Quelle coupe choisir pour débuter le vélo de route ?
Un Regular Fit ou un Slim Fit est généralement le meilleur choix. Ces coupes offrent des poches stables et une bonne gestion de l’humidité sans imposer la compression d’un modèle Race.
Un maillot VTT ample convient-il à la route ?
Il peut convenir à une pratique tranquille, urbaine ou de voyage. En revanche, il sera moins efficace à vitesse élevée, car le tissu prendra davantage le vent qu’un maillot de route ajusté.
Pourquoi les poches arrière d’un maillot descendent-elles ?
Le maillot peut être trop grand, l’élastique lombaire insuffisant ou les poches trop chargées. Une coupe adaptée doit rester stable avec téléphone, alimentation et petit matériel.
Faut-il privilégier des manches longues ou courtes ?
Les manches courtes favorisent la ventilation estivale. Les manches longues légères protègent davantage du soleil, de l’air frais et des branches en VTT. Le bon choix dépend de la saison et de la discipline.
